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mardi 29 décembre 2015

SIQUIJOR

Mercredi 30 décembre 2015

Jours 19 à 21 aux Philippines

Pour ceux qui s'inquiéteraient de la prononciation de Siquijor, voici la recette :SI KI JOR ;  le J se prononce exactement comme dans Jarmain, Jarmaine, Réjean, Jérald, Jislaine, Jean-Marc ou Jocelyn! Avec un H dedans!!! On se sent chez nous!...

Elles n'ont pas l'air d'être embêtées par notre curiosité...
Ils les identifient par la forme et la couleur des taches sur leur tête.
Le portrait de famille en compte plus de 120... 
Un beau chirurgien
Le déplacement entre Apo et Siquijor (une petite pratique) s'est fait en un temps record. On pensait s'établir en fin d'après-midi mais à 12h30 tout était réglé, même que nous avons pris le temps de manger sur le quai de ... vous savez maintenant où. Le système multimodal aléatoire s'est avéré d'une étonnante précision.  Chantal a même dû interrompre une pause pipi pour ne pas manquer le bateau.

Encore un chirurgien joli
C'est la très haute saison. Ici, il y a la basse, la haute et la très haute saison ; ça permet de se bourrer les joues quelques fois par année. Donc, au lieu de 25$, on va payer 40$ pour «un bungalo au bord de l'eau» (répéter cinq fois avec une gorgée de Listerine ; ça peut aussi faire le refrain  d'une chanson westwern).

Première exploration de snorkling, première impression plutôt mitigée. Marée fine basse, accès aux coraux un peu pénible et turbidité variable. Toutefois, nous avons vu de nouvelles choses qui ne sont pas encore en mémoire pour la simple raison qu'il n'y avait pas de carte mémoire dans la GoPro. On doit donc se fier à notre propre mémoire interne qui s'avère passablement chargée. On verra ça demain. On va aussi déménager pour un autre bungalo demain, chez le voisin ; plus intéressant et moins onéreux... Sont-ce les clients ou les bungalo qui sont plus cheap??? à vous de deviner.

Le demain en question, c'est aujourd'hui puisque nous avons passé la nuit dans notre nouveau bungalo. On est mieux installés. Hier, on a loué une moto, question de voir du pays un peu. Le tour de l'île fait 75km. Nous en avons fait la moitié. On cherchait un endroit plus propice pour la plongée, du côté sous le vent parce que nous sommes au vent et c'est la principale raison de la turbidité de l'eau. On n'a pas touvé ce qu'on cherchait. On va donc passer le jour de l'An au vent avec les chamanes, les sorcières et les gnomes.

Une parmi la grande variété d'espèces d'sanges

Nudibranche Chromodordae : tapez nudibranche sur Google
 et admirez le spectacle! Nous en avons vu 5 différentes à date.

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La gestion de l'eau potable est critique sur les petites îles

Un pinceau, on n'a pas encore de nom à mettre dessus

Une des multiples variétés de Nemo

Encore un coffre

Un poisson ange bannière

Un autre serpent de mer (sea Snake), on commence à s'habituer.

Un petit coffre timide

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE À TOUS

samedi 26 décembre 2015

NOS IMPRESSIONS APRÈS 19 JOURS

27 décembre 2015

Jours 17 à 19

On a visité en partie trois grandes îles, Mindoro, Panay et Negros à la recherche d'endroits agréables autant sur terre que sous l'eau. Sans prétendre pouvoir porter un jugement sur l'ensemble du pays, nous avons pensé utile de décrire ce qui a retenu notre attention.

TRANSPORTS
Les routes sont de bonne qualité. C'est le béton qui est roi. Quand on voit une zone de travaux, c'est généralement pour remplacer l'asphalte par un pied de béton. Ils n'ont pas les moyens d'être cheap... Elles sont toutefois très encombrées, surtout par les tricycles qui prennent la largeur d'une auto et qui ne dépassent pas 30 km/ h. Les autobus, vans et jeepneys sillonnent le pays dans toutes les directions et à toute heure pour autant qu'il y ait quelques passagers au départ du circuit. Dans les endroits plus difficiles d'accès, il y a la moto la selle allongée. Leur nom en philippin signifie "cochons qui copulent" à cause de la position des 2 à 5 passagers qui s'enfilent sur la selle. On a observé un tricycle transportant 13 passagers... Nous avons fait 10 km avec nos bagages et 9 passagers... Y faisait chaud dans le moteur de la Honda 100 cc!

Ce que nous avons le plus utilisé ce sont les vans. Il y a généralement 17 places mais on finit généralement par être au moins 25. Ce sont des véhicules récents, des Toyota Inova, des Nissan, des Mitsubishi dotés d'air climatisé. Une chance! 

Dans les jeepneys, on est dehors. Pas d'air climatisé.

Sur l'eau les Bankas, ces bateaux étroits qui ressemblent à des araignées, sont les reines. C'est comme pour les vans, elles embarquent presque toujours plus de passagers que le nombre de places disponibles. Il y en a de toutes les grosseurs; du monoplace à plus d'une centaine. Sur les Bankas allant jusqu'à une dizaine de places, la douche est incluse!

Il y a aussi les traversiers conventionnels qui ressemblent au Trans-St-Laurent qui assurent les liaisons entre les principales îles. On n'a pas vu de sous- marins!

Le coût des transports est faible: compter environ 2$ pour une heure sur la route et 4$ sur l'eau. Parfois moins.

Ah ces chers jeepneys...
Mais, tout semble loin à cause de l'encombrement des routes. Il y a aussi la logistique : où et quand partent les bateaux, prévoir combien de temps pour être à l'heure, comment faire pour passer de telle île à telle autre... Beaucoup d'occupation. Ça peut expliquer que nous sommes demeurés 6 jours à Apo.

HÉBERGEMENT
Parfois, nos hébergement ont du style 
Ça va de l'insalubre au haut de gamme. Vaut mieux visiter avant d'accepter une location. Nous avons loué un appartement complet pour 20$/jour, on a payé jusqu'à 40$. Notre moyenne doit se situer autour de 20$. Ici, sur Apo Island, c'est 15$. Une particularité des petites îles, il faut bien gérer l'eau douce. Pour ce faire, il n'y a pas de pommeau de douche ; on prend  des «bocket showers» ; ça ressemble au «Ice bocket challenge» avec de l'eau à la température de la pièce...

BOUFFE
On n'est pas au Vietnam. On est à la diète. On dirait la junk américaine avec plus de gras et moins de saveur. Du porc, du poulet, du riz, très salé, beaucoup de friture et  du pain blanc qui fait une boule... Imaginez du bacon dans la friteuse et vous serez proche de la réalité. Certains jours, Chantal magasine des billets pour le Vietnam. Ici, à Apo, c'est mieux. Mais il y a beaucoup de place à amélioration.
On mange pour 4$ à 8$, peu importe si c'est bon!

Elle a 95 ans!
LES PHILIPPINS
Accueillants, souriants, enjoués, attentionnés... Et on en passe. On adore être en relation avec eux. On se sent en sécurité. Si on exclut les terminaux de transport, on n'a pas l'impression que quelqu'un essaie de nous extorquer. Suffit d'écarter les "fixeurs" ou rabatteurs qui prennent des commissions pour nous pousser qui dans un bus, qui dans un bateau, qui dans un hôtel.
Faut dire qu'ils sont beaucoup... Il y en a partout, c'est comme au Vietnam. Pour nous, nord-américains, ça fait beaucoup d'adaptation!

LA PLONGÉE
Souriants et avenants
On a fait de beau snorkling a Aninuan, près de Puerto Galera, à l'île de Tamboron et ici à Apo. Ailleurs, ça a été la désolation. On a appris qu'il faut se fier au guide touristique. Ailleurs, la pression des 112M d'habitants se fait sentir. On a vu des serpents de mer presqu'à chaque sortie. On ne s'habituera pas! Il y a plus de variétés de coraux mous et durs que dans ce que nous avons vu de la mer des Caraïbes. Il y a également plus de poissons différents mais moins en quantité qu'à Utila. On n'a pas encore visité beaucoup de sites, faut se donner le temps...

Plusieurs espèces de poissons-coffres


Pratiquement  chaque famille élève  des coqs de combat.
AU TOTAL
Nous sommes globalement contents d'être venus ici quoiqu'il y a eu certains moments de questionnement. Nous croyons que nous venons de mettre le pied dans une partie du circuit des amateurs d'environnement sain et de tranquillité. 

Nous allons continuer à éviter les grandes agglomérations parce que trop polluées et rechercher les endroits comme ici : pas de moteur sur l'île à part les génératrices, seulement 750 habitants, pas trop crowdé... Et de l'eau claire avec des coraux et des poissons superbes.

À notre grande surprise, on ne se sent pas en Asie. Ça ressemble plus à l'Amérique centrale avec de meilleures routes et beaucoup plus de gens partout.

Voilà ce qui encombre les routes
Demain matin, le 28, départ pour Siquijor... il y aurait pas mal de sorcellerie par là et de beaux sites de plongée. Espérons que les sorciers n'ont pas pris le contrôle d'Internet!

mercredi 23 décembre 2015

UN PARADIS TERRESTRE POUR NOËL

24 décembre
Jours 13-14-15

On voulait trouver un lieu extraordinaire pour passer Noël.
Cressida corbillard, belle à mort!

Gigantes, c'est le nom de notre île projet de Noël, gigantesque problème pour le corail. Les pêcheurs ont eu la bonne idée de pêcher à la dynamite... Ça dure depuis des décennies dans tout se sud-est asiatique. Même si c'est défendu depuis plus de dix ans, aussitôt que les garde-côtes ont le dos tourné, boum!!!  Résultat, peu de poissons, pratiquement plus de coraux et la visibilité sous l'eau est mauvaise. On se croirait dans une tempête de neige... ce n'est pas pour  cela qu'on est venus ici. Pourtant, à deux heures au large, un lieu splendide, un hébergement confortable et des gens adorables. Mais, c'est la raison d'être là qui a explosé...
Peut-être nos bomberos...

Nouveau départ vers un coin de paradis pour passer Noël.

Après une traversée tranquille de 2h jusqu'à Estancia, nous prenons un bus en direction de Iloilo (ça se prononce comme ça se lit), la troisième ville en importance aux Philippines. Nous n'irons pas parce que nous prendrons un autre traversier vers l'île de Négros au sud de laquelle nous espérons nous rendre sur l'île d'Apo, une réserve écologique. Mais, comme rien n'est donné, nous allons devoir passer une nuit à Bacolod. C'est là que nous avons appris que Miss Philippines est devenue Miss Univers. Les gens de Bacolod étaient fous de joie. On se serait crus au championnat mondial de basketball! He oui, le basketball est le sport national même si on n'a pas encore vu un philippin de plus de 5pi 6po...
Notre chambre au Liberty Resort sur Apo Island

On est donc à presque 8 heures de bus du petit bateau qui doit nous amener à Apo à 3h pm. On est partis à 7h pour arriver sur le quai à 14h55... ça c'est du timing!

À peine arrivés sur l'île, après une traversée-douche (ça brassait pas mal pour le petit bateau qu'on avait)  et avoir pris possession de notre chambre, hop! à l'eau! À peine 5 minutes mouillés qu'on est en compagnie d'une, puis de deux, puis trois magnifiques tortues géantes. Le voici donc notre petit paradis pour Noël. Super bien logés, nourriture meilleure que tout ce qu'on a eu jusqu'à maintenant, prix très acceptables, gens accueillants et souriants, que demander de plus?
Les tortues, c'est vrai!
Une différente, plus jeune
Il nous est arrivé d'en voir 4 en même temps...




Ça fait 24 heures qu'on est ici, on a fait 4 sorties de snorkling, À la dernière sortie, on a vu au moins 23 tortues différentes, Les plus grosses mesurent 3 pi de large et 4 de long. Elles viennent au bord pour se nourrir d'une espèce d'algue abondante près du rivage. On peut même les toucher...

Une habitation typique des Philippines 
Ce matin, avons fait notre première plongée autonome. Première impression des lieux (pour Ginette et Michaël) : plus de coraux et de variétés qu'à Utila. Ce matin, nous avons pris un train, un courant d'au moins 3 noeuds qui nous a portés vers notre sortie ; pas beaucoup de temps pour apprécier les espèces aperçues sur notre trajet. Allons certainement trouver des endroits plus calmes.

JOYEUX NOËL 



Plus de 50 kg de poisson...




Un élégant poisson, on ne sait pas encore son nom
Un Baneros... comme ils disent par ici.

vendredi 18 décembre 2015

LES EFFETS D'UN TYPHON, ÇA PEUT DURER LONGTEMPS

18 décembre 2015

Jours 9-10-11-12

En regardant passer le vent
Après une seconde nuit à San José on a eu besoin de seulement une heure d’attente pour qu’il y ait assez de passagers pour le départ du minibus. Ensuite, pas besoin de dire qu’il s’est avéré beaucoup trop petit pour la quantité de passagers potentiels qui attendaient au bord de la route. Sommes donc revenus sur nos pas à Roxas d’où nous contemplons la mer en attendant que la garde côtière autorise les traversiers à opérer. Il n’y en aura pas aujourd’hui, la mer est trop agitée. Nous, on est calme. On a trouvé une chambre d’hôtel pour ce soir et peut-être… Pour nous, c’est le bonheur. Pour les occupants d’au moins 11 autobus pleins de Manillais partis pour deux semaines de vacances des fêtes, ça a l’air moins drôle. Ils sont arrivés sur le quai il y a trois jours et vont encore passer la nuit dans leur autobus ou sur un banc dans le terminal. Personne ne peut dire combien de temps. Une nouvelle version de «La liste d’attente» un film cubain des années '70 ou ‘80. Ceux avec qui nous avons parlé semblent prendre la chose avec humour et philosophie.

Ça  a  soufflé par là!!!
Le typhon d’hier a fait des dégâts importants et même 6 morts à une cinquantaine de km au nord de Roxas. Un arbre qui est tombé sur une maison. Pas de traversiers ni d'électricité depuis dimanche. L'électricité vient juste de reprendre, on est mercredi soir. Manque toujours les traversiers. S’il n’y a pas de départ demain, jeudi, on ne sait pas quand ça va être ; un autre typhon est en route et devrait arriver ici vendredi.


Le poulailler... ou la coquerie

Notre moyen de transport préféré pour les courtes distances

Sont toujours prêts à échanger avec les étranges...

Pour le moment, tout est calme et on n’est pas allé à l’eau pour une deuxième journée d’affilée. On se reprendra bien. Heureusement que l'eau courante est revenue avec l'électricité, sinon, ça commencerait à sentir.

À la place, j’ai fait un petit billard avec le coq de la place. On a joué au 8 : Canada 10, Philippines 4…. On s’est bien amusés. La place a eu un nouveau coq pour un moment.

Jeudi matin, coup de théâtre : les traversiers reprennent du service mais le nôtre, celui pour Odiongan, a un bris de moteur. Il devrait y en avoir un autre demain... et l'autre typhon qui s'en vient!

Changement de programme. On prend le bateau pour Catitlan, où on ne voulait pas aller et, pour éviter la trappe à touristes de Baracay au nord de notre port d'arrivée, on part vers le sud à Buruanga. Sur la carte, il y avait un masque de plongée. Sur place, rien... Mais on a passé une nuitée dans la suite présidentielle du village! En fait, le village vient de construire un bâtiment pour accueillir dignitaires et touristes. Nous en avons donc profité. On a fait un essai de 20 minutes de snorkling et ce fut assez pour décider de quitter la place.

Départ vers l'est, direction Estansa... 3 minibus de ±2h chacun pour arriver dans un village tout ce qu'il y a d'ordinaire. On commence à en avoir plein le cul des minibus!

On s'informe auprès du personnel de l'hôtel qu'on a trouvé et on apprend qu'il y a, sur les îles situées au large de Panay, les îles Gigantes, qu'il y a un resort qui fait pas mal d'heureux. On va donc aller passer Noël sur ces îles. Et peut-être plus... C'est à voir.

Il n'y a pas de Wi-fi par là ; donc pas de nouvelles avant au moins une dizaine de jours.

Joyeux Noël et bonne année.

On se reparle en 2016.

Envoyé depuis Windows Mail

lundi 14 décembre 2015

CA PREND DE L'ARGENT LIQUIDE... PUIS IL Y A LE TYPHON!!!

15 décembre

Jours 6 à 8 

Beau ti-bonhomme
Depuis qu'on a quitté Aninuan, on a fait pas mal de route. On a franchi tout le Mendoro oriental en une journée : un bout en tuk-tuk, un en jeepny, un très long en minibus, un autre en tricycle et enfin un en bateau. Au départ de Calapan, la capitale du Mendoro oriental, on a demandé au chauffeur du minibus de faire un stop à un guichet automatique parce qu'on craignait d'être à court de liquide assez rapidement. Or, celui-ci a cru bon d'attendre à Roxas, la ville avant notre destination qui était Bulalacao, qui signifie «là où il n'y a pas de guichet automatique». Or, Roxas signifie «la ville où les cartes occidentales ne fonctionnent pas». Le résultat de ce petit inconvénient est que nous n'avons passé qu'une nuit à Tambaron resort, une île au large de Bulalacao, un petit paradis pour le snorkling. On s'est tout de même un peu bourré les joues ; on va vous montrer quelques images. 

Notre cabane est au fond de la baie
Même si notre guide touristique nous dit que la plupart des stations touristiques acceptent les cartes de crédit MasterCard et Visa, notre expérience nous indique le contraire. Faut dire qu'on évite les lieux fréquentés par les troupeaux de touristes. On n'aime pas les touristes.... on aime mieux être avec les habitants locaux.Ils sont tellement plus authentiques et toujours aimables.

C'est la cabane, pas trop confortable mais correcte
Pour trouver des sous, on a dû aller à San José, sur la côte ouest du Mindoro d'où nous écrivons ces lignes. Petite ville de bord de mer sans histoire ni cachet mais qui a un guichet qui accepte Master Card. On a fait le plein... on est bons à plumer! Demain, nous allons reprendre la route vers l'est, vers Roxas, d'où nous allons prendre un bateau pour aller sur l'île Tablas où nous espérons trouver une cachette pour quelques jours de calme et de plongée. Ça a tout l'air qu'il va falloir gagner cette place au paradis. Avec environ 2h30 de minibus et autant de bateau et on ne sait pas combien de temps pour trouver la cachette désirée. 


Pas mal comme piscine...

Il y a des Némos de toutes les teintes

Les coraux sont très variés

Un typhon est en route vers nous et nous allons nous en approcher. Merci à Kiki de nous avoir avertis. Tout laisse croire que nous allons vivre l'expérience ce soir. Pas question de prendre un bateau aujourd'hui. De toute manière, les départs sont suspendus. On ne sait pas si on doit avoir peur. Après tout, ce n'est pas un tsunami! Évitons les endroits trop au niveau de la mer et les lieux trop exposés. 


On finira bien par savoir son nom.
En fait, pour le moment on n'a rien à craindre; on ne bouge pas depuis plus de trois heures. Notre chauffeur de minibus attend d'avoir assez de clients pour partir. Peut-être qu'on va passer un jour de plus la San José.


Il y a aussi beaucoup de corail mou 










Finalement, changement de programme. Après 4 heures de patience, la décision est prise, on retourne à l'hôtel et on attend à demain. Le typhon devrait passer ici en soirée et on sait que notre hôtel peut résister alors que nous n'avons aucune idée de la qualité des bâtiments à Roxas. Si le typhon fait la manchette sur toute la planète, on dirait plus que pour une tempête de neige sur New-York, il doit bien y avoir une raison. 
Une petite murène
Un peu voyant ce poisson trompette...



On va certainement vous en reparler demain ou plus tard cette semaine. Ici, on et en sécurité. Une marche d'un km sur la plage nous a convaincus de la justesse de notre choix : vents d'environ 100km/h avec un sandblasting en prime... C'est le prélude au tsunami.

samedi 12 décembre 2015

GOOD MORNING MADAM, WHAT'S YOUR NAME MADAM?

12 décembre,

Jours 3-4-5 à Aninuan

Ce sont les questions que les locaux nous posent pour entreprendre une conversation. C'est fait avec tact et sourire, ce qui rend les contacts agréables et faciles.

Nous demeurons chez Lisa et Bruno. Elle Philippine, lui Suisse. Elle, 39 ans, lui, 61. Lui doit encore aller travailler en Suisse 2 mois par année pendant encore 2 ans pour valider son fonds de pension ; après, il va demeurer ici pour de bon.Lisa est notre conseillère en séjour et notre guide ; on l'occupe pas mal et ça semble bien faire son affaire. Bruno ne souhaite pas qu'elle aille travailler hors de la maison. Ils ont tenté la restauration pendant 3 ans, trop de travail pour ce que ça rapporte. Alors, ls louent deux appartements et une chambre et ça paraît suffisant ; même qu'ils se permettent de choisir leurs clients.

Lisa, notre hôtesse et guide est à droite
L'eau est vraiment chaude... pour les touristes... parce qu'ici, 28°C, ce n'est pas assez pour les locaux. En mai-juin-juillet, elle vient à 30°. Nous, on passe plus d'une heure dans l'eau sans le moindre frisson. Pour le moment, même si on a vu quelques espèces de poissons et une de serpents de mer, on n'est pas encore éblouis par ce qu'on voit. faut dire qu'on n'est pas allés à Sabang, la mecque locale de la plongée. Trop touristique... et on a le temps. On fait des sorties en apnée deux à trois fois par jour.

Chantal prend un bain
Notre appartement à 20$ chez Lisa et Bruno
Némo en liberté
Némo dans son anémone
On a visité une réserve de la Première Nation Mangyan, les premiers habitants de l'île de Mindoro où nous sommes présentement. Ça fait 800 ans qu'ils sont ici. La taille moyenne des adultes est de 4 pi 11 po. L'entreprise locale consiste à tresser différents objets avec une espèce d'herbage très résistant et ;a vendre leur production aux boutiques de souvenirs et directement aux touristes peu nombreux qui viennent visiter la Réserve. On voit bien que le colonialisme a laissé les mêmes traces que chez-nous. Les Premières Nations sont cantonnées dans des petites portions de territoire, ils vivent en retrait et on e semble pas les soutenir plus qu'il ne le faut. C'est actuellement la première génération à avoir accès à l'école publique...

Dans les bras de Morphée...
Maison modèle Mangyan
Enfanta Mangyan, comme tous les enfants  du monde
Maintenant qu'on est presque venus à bout du décalage horaire, on va commencer à bouger. Demain matin, on va expérimenter un voyage multimodal : d'abord une sorte de tuk-tuk, ensuite, un jeepney (ou plusieurs), ensuite, peut-être une vanette puis un petit bateau avec des flotteurs latéraux. On part vers le sud. En route, on va pouvoir changer de destination plusieurs fois même si on a l'idée d'aller totalement au sud de Mindoro, sur une petite île appelée Tambaron.
Une poupoune de jeepney
Une poupoune de bateau. Ces bateaux sont comme les poupées russes...

À suiiiire....