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samedi 26 décembre 2015

NOS IMPRESSIONS APRÈS 19 JOURS

27 décembre 2015

Jours 17 à 19

On a visité en partie trois grandes îles, Mindoro, Panay et Negros à la recherche d'endroits agréables autant sur terre que sous l'eau. Sans prétendre pouvoir porter un jugement sur l'ensemble du pays, nous avons pensé utile de décrire ce qui a retenu notre attention.

TRANSPORTS
Les routes sont de bonne qualité. C'est le béton qui est roi. Quand on voit une zone de travaux, c'est généralement pour remplacer l'asphalte par un pied de béton. Ils n'ont pas les moyens d'être cheap... Elles sont toutefois très encombrées, surtout par les tricycles qui prennent la largeur d'une auto et qui ne dépassent pas 30 km/ h. Les autobus, vans et jeepneys sillonnent le pays dans toutes les directions et à toute heure pour autant qu'il y ait quelques passagers au départ du circuit. Dans les endroits plus difficiles d'accès, il y a la moto la selle allongée. Leur nom en philippin signifie "cochons qui copulent" à cause de la position des 2 à 5 passagers qui s'enfilent sur la selle. On a observé un tricycle transportant 13 passagers... Nous avons fait 10 km avec nos bagages et 9 passagers... Y faisait chaud dans le moteur de la Honda 100 cc!

Ce que nous avons le plus utilisé ce sont les vans. Il y a généralement 17 places mais on finit généralement par être au moins 25. Ce sont des véhicules récents, des Toyota Inova, des Nissan, des Mitsubishi dotés d'air climatisé. Une chance! 

Dans les jeepneys, on est dehors. Pas d'air climatisé.

Sur l'eau les Bankas, ces bateaux étroits qui ressemblent à des araignées, sont les reines. C'est comme pour les vans, elles embarquent presque toujours plus de passagers que le nombre de places disponibles. Il y en a de toutes les grosseurs; du monoplace à plus d'une centaine. Sur les Bankas allant jusqu'à une dizaine de places, la douche est incluse!

Il y a aussi les traversiers conventionnels qui ressemblent au Trans-St-Laurent qui assurent les liaisons entre les principales îles. On n'a pas vu de sous- marins!

Le coût des transports est faible: compter environ 2$ pour une heure sur la route et 4$ sur l'eau. Parfois moins.

Ah ces chers jeepneys...
Mais, tout semble loin à cause de l'encombrement des routes. Il y a aussi la logistique : où et quand partent les bateaux, prévoir combien de temps pour être à l'heure, comment faire pour passer de telle île à telle autre... Beaucoup d'occupation. Ça peut expliquer que nous sommes demeurés 6 jours à Apo.

HÉBERGEMENT
Parfois, nos hébergement ont du style 
Ça va de l'insalubre au haut de gamme. Vaut mieux visiter avant d'accepter une location. Nous avons loué un appartement complet pour 20$/jour, on a payé jusqu'à 40$. Notre moyenne doit se situer autour de 20$. Ici, sur Apo Island, c'est 15$. Une particularité des petites îles, il faut bien gérer l'eau douce. Pour ce faire, il n'y a pas de pommeau de douche ; on prend  des «bocket showers» ; ça ressemble au «Ice bocket challenge» avec de l'eau à la température de la pièce...

BOUFFE
On n'est pas au Vietnam. On est à la diète. On dirait la junk américaine avec plus de gras et moins de saveur. Du porc, du poulet, du riz, très salé, beaucoup de friture et  du pain blanc qui fait une boule... Imaginez du bacon dans la friteuse et vous serez proche de la réalité. Certains jours, Chantal magasine des billets pour le Vietnam. Ici, à Apo, c'est mieux. Mais il y a beaucoup de place à amélioration.
On mange pour 4$ à 8$, peu importe si c'est bon!

Elle a 95 ans!
LES PHILIPPINS
Accueillants, souriants, enjoués, attentionnés... Et on en passe. On adore être en relation avec eux. On se sent en sécurité. Si on exclut les terminaux de transport, on n'a pas l'impression que quelqu'un essaie de nous extorquer. Suffit d'écarter les "fixeurs" ou rabatteurs qui prennent des commissions pour nous pousser qui dans un bus, qui dans un bateau, qui dans un hôtel.
Faut dire qu'ils sont beaucoup... Il y en a partout, c'est comme au Vietnam. Pour nous, nord-américains, ça fait beaucoup d'adaptation!

LA PLONGÉE
Souriants et avenants
On a fait de beau snorkling a Aninuan, près de Puerto Galera, à l'île de Tamboron et ici à Apo. Ailleurs, ça a été la désolation. On a appris qu'il faut se fier au guide touristique. Ailleurs, la pression des 112M d'habitants se fait sentir. On a vu des serpents de mer presqu'à chaque sortie. On ne s'habituera pas! Il y a plus de variétés de coraux mous et durs que dans ce que nous avons vu de la mer des Caraïbes. Il y a également plus de poissons différents mais moins en quantité qu'à Utila. On n'a pas encore visité beaucoup de sites, faut se donner le temps...

Plusieurs espèces de poissons-coffres


Pratiquement  chaque famille élève  des coqs de combat.
AU TOTAL
Nous sommes globalement contents d'être venus ici quoiqu'il y a eu certains moments de questionnement. Nous croyons que nous venons de mettre le pied dans une partie du circuit des amateurs d'environnement sain et de tranquillité. 

Nous allons continuer à éviter les grandes agglomérations parce que trop polluées et rechercher les endroits comme ici : pas de moteur sur l'île à part les génératrices, seulement 750 habitants, pas trop crowdé... Et de l'eau claire avec des coraux et des poissons superbes.

À notre grande surprise, on ne se sent pas en Asie. Ça ressemble plus à l'Amérique centrale avec de meilleures routes et beaucoup plus de gens partout.

Voilà ce qui encombre les routes
Demain matin, le 28, départ pour Siquijor... il y aurait pas mal de sorcellerie par là et de beaux sites de plongée. Espérons que les sorciers n'ont pas pris le contrôle d'Internet!

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