24 février 2016
Jours 76-79 Philippines
Difficile de résumer 78 jours de voyage en quelques paragraphes. Nous allons donc nous limiter à quelques thèmes relativement généraux et tenter de rendre nos impressions du mieux que nous pouvons.
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| Oui, il nous est arrivé de porter le NIQAB |
D'abord la géographie : on prend toute la mesure du pittoresque! Plus c'est beau, plus c'est difficile d'accès. Comme on l'a écrit à plusieurs occasions, rien n'a été plus difficile que les déplacements. En fait, c'est le pays le plus compliqué du point de vue déplacements que nous ayons connu jusqu'à maintenant. C'est vrai qu'on n'est pas allé au Népal ou en Mongolie... Toujours est-il qu'il faut vraiment s'informer avant chaque départ et encore... on a eu des surprises en tout genre à chaque déplacement. Comme ce matin, à notre retour de la visite du volcan, nous avions 9 km de tricycle à faire dans une longue montée Presque rendus au sommet de la montée principale, la chaîne de la moto a cassé. On a dû attendre qu'un autre tricycle prenne le relais pour nous ramener à notre lieu d'hébergement. Notre dernier.
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| Un de nos gobe-mouches préférés : le gecko |
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| La banka n'était pas bien équilibrée... |
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| Le lac de cratère du volcan Taal |
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| Au bord du gouffre! |
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| Le moyen de transport le plus utilisé pour accéder au sommet du volcan |
Les Philippins : rieurs, de contact agréable et facile, enjoués... de bons vivants quoi. Les seuls qui nous ont fait chier un peu, ce sont les fameux «fixeurs» ou pointeurs qui nous assaillent de leurs propositions pour la plupart assez malhonnêtes en termes de prix. On a vite appris à s'en débarrasser même s'ils essaient de nous coller aux baskets sans relâche. Dans les restaurants, les hôtels, les services publics en général, ils sont d'une courtoisie et d'un respect sans limite. On voit qu'ils aiment côtoyer les gens sans égard à leur provenance. Ils ont également un profond respect pour les aînés, on a des leçons à prendre d'eux. Côté richesse, comme partout, il y a la classe des riches, une classe moyenne moins nombreuse que dans les pays plus industrialisés, et les pauvres qui forment la majorité. Nulle part on s'est sentis menacés. C'est vrai qu'on n'a pas tenté le diable en se promenant tard le soir dans les villes.
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| Un chirurgien |
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| Papillon à extra long nez |
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| On l'a vu partout celui là! |
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| Peut-être un sweetlips avec Chantal en fond d'écran |
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| Une des multiples variétés de papillons |
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| Sais pas son nom... |
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| Un baliste |
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| Tiens, encore une nouvelle variété de nudibranche |
Les quatre images suivantes ont été prises par un plongeurs israéliens avec qui nous avons plongé et eu de bons échanges. Voici donc ce qu'un très bon équipement de photographie sous-marine peut donner.Cette rencontre va peut-être me coûter cher...
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| Hippocampe à épines |
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| Nudibranche |
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| Frogfish, sympathique hein! C'est son plus beau sourire. |
L'environnement : le dernier de leurs soucis! C'est mieux que l'Amérique Centrale mais pas beaucoup. La plupart des lieux touristiques sont tenus proprement: rues, cours, boutiques, maisons, hôtels, etc. Toutefois, on n'a pas besoin de regarder loin pour tomber dans les vidanges! La conscience environnementale est en hibernation! Il n'y a à peu près pas de système d'égout et il n'est pas rare d'observer des coulis verdâtres sur les plages. De quoi nous donner l'envie d'une petite saucette...
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| Un couple de frogfish. En veillant su'l perron... |
L'architecture et la tenue des propriétés : encore là, c'est assez inégal. On n'a pas de difficulté à identifier les zones où la richesse est plus abondante. Là, les maison sont bien tenues, les terrains sont plus vastes et parfois, il y a du gazon. Une rareté! Un général, les gens vivent dans des maisons de nappa : des maisons de bambou tressé avec des toits de feuilles de palmiers.
La faune : mis à part les Tarsiers, ces rares petits singes qui subsistent sur l'île de Bohol, on ne peut pas dire que le pays regorge de faune indigène. Ils ont probablement tous été mangés! Par contre, dans la mer, c'est autre chose. Malgré qu'on ait déploré le fait que la pêche à la dynamite ait fait des dégâts qui vont mettre des siècles à se corriger, on doit admettre que la biodiversité est très intéressante. Principalement pour les espèces plus petites telles les nudibranches, les crevettes, les vers de mer (slugs) les coraux mous... Nous n'avons pas les appareils photo nécessaires pour rendre ces merveilles à la hauteur de leur beauté. Nous avons tout de même gravé sur pellicule certains souvenirs impérissables pour nous.Côté poissons, les variétés sont là mais a majorité des grandes espèces sont probablement passées par la poêlonne... Il y en a de toutes les couleurs, comme dirait Bécaud, mais pas de toutes les grosseurs!
Les prix : c'est plus cher que le Vietnam ou que la Thaïlande aux dires d'un couple rencontré ce matin et qui en arrive. Le rapport qualité-prix pour les transports est excellent et acceptable pour l'hébergement. Par contre, les fruits sont aussi chers que chez-nous, parfois même plus et les légumes aussi. C'est probablement pourquoi il n'y en a pas beaucoup sur les menus. Il y a encore moyen de voyager économiquement, ±40$/jour/pers. en comptant des activités normales comme les parcs ou les musées. Encore moins si on loue un appartement pour des périodes plus longues avec auto-cuisine. Il y a très souvent des frais d'accès dits environnementaux (qui ne servent certainement pas à ramasser les déchets à certains endroits...) qui peuvent faire monter la facture ; c'est important de s'informer d'avance pour éviter les mauvaises surprises.
Demain, nous reprenons l'avion pour Montréal. Nous sommes heureux d'avoir pu visiter les Philippines même si parfois on a eu des sautes d'humeur concernant la nourriture et les transports. Nous allons maintenant regarder ailleurs pour notre prochaine destination.
Merci de nous avoir suivis
Chantal et Jocelyn