Nombre total de pages vues

lundi 25 janvier 2016

DÉBUT DE LA SECONDE MOITIÉ DU VOYAGE

26 janvier 2016
Jours 40-50
Le palais d'Imelda
Philippines

En 2013, le typhon Yolanda a fait 22000 victimes dont plus de 7000 uniquement à Tacloban. Ça a pris 3 heures infernales pour semer mort et destruction.  Les locaux en parlent à chaque occasion qu'ils communiquent avec nous. 

C'est ici qu'Imelda Marcos, la dame aux 30 000 paires de souliers est née. Nous avons visité un palais construit à sa demande et en son honneur. Le concept surprend un peu puisqu'il s'agit d'une trentaine de chambres à coucher représentant une particularité des Philippines : région, plante, animal, insecte... Parlant d'insectes, les termites ont pris la charge du mobilier fait de bois précieux alors que l'organisation qui gère ce trésor national n'a même pas les fonds pour contrôler ce fléau. À en juger par l'état du mobilier, il n'y aura plus de meubles d'ici peu de temps. Il y a aussi des salles de réception et de bal qui contiennent une quantité impressionnante de vases chinois ou japonais, des bronzes superbes, des peintures d'artistes célèbres... Tout cela sans véritable technique de conservation. Le patrimoine national laissé aux termites, à l'humidité, à la lumière vive, etc. 
Des cadeaux des Chinois et des Japonais

Pour être honnête avec vous, elle y est venue une fois. Elle a maintenant 85 ans et elle est revenue finir ses jours dans la province de Leyte pas très loin de Tacloban. Ferdinand, son mari et dictateur déchu est mort il y a une dizaine d'années à Hawaï. À l'époque de sa destitution, il avait été accusé de corruption... Il a donc terminé sa vie en sol américain!
La chambre d'Imelda

La salle de bain d'Imelda

On devait arrêter à Tacloban pour allonger notre visa qui ne pouvait pas dépasser 59 jours initialement. Ce visa coûtait 28$; ce qui nous est apparu une aubaine. Mais là, les 30 jours d'extension coûtent 225$ (7356 pesos chhhhacun comme dirait M. Lebel) ; inutile de dire que nous n'avons pas tout à fait compris le calcul.... La meilleure, c'est qu'il fallait demander une sorte de carte de citoyen philippin soit-disant nécessaire pour quitter le pays. Le hic, c'est qu'elle va être expédiée à notre adresse au Canada dans 2 mois! Comme on dit souvent en voyage, on n'a pas de problèmes avec les gens des pays visités; mais avec les gouvernements, c'est une autre histoire!!! On pourra épingler la chose sur un babillard à notre retour.

Après avoir brûlé 2 jours à Tacloban, population 145 000 philippins, nous avons repris la route pour une autre petite île qualifiée de paradisiaque! Elle s'appelle San Antonio. C'est au nord de Samar pour les amateurs de géographie. Ici, il n'y a pas trop de pollution, le bruit est à son minimum, l'eau est cristalline et il y a de bons joueurs de billard ;!le jeu le plus populaire est le 61 : c'est comme le Boston et le premier qui a 61 points gagne. Avant hier, c'était moi le coq! Le jour suivant, je me suis fait torcher 7-4 ; faut tout de même protéger la réputation de ceux qui vont rester...

Apres 3 jours au sec, on a repris nos sorties de snorkling. Malgré l'eau cristalline, on ne peut s'empêcher de déplorer la quantité de coraux morts. C'est comme faire une promenade dans un cimetières par un jour de beau temps... Il y a toujours de la tristesse dans l'air même si on peut apprécier la beauté du lieu.
Une autre espèce de nudibranche

On a donc pris une excursion vers les îles Baliquatro que les Américains ont rebaptisé Seven Island même s'il n'y en a que six ; ils calculaient comme le ministère de l'immigration mais dans le sens contraire.! Deux heures de banka pour aboutir au milieu de l'archipel. L'endroit est superbe, l'eau est claire et les coraux mois sont beaux. On a vu des espèces marines nouvelles. Aux dires de Karl, le proprio Suédois, l'archipel serait une mine de biodiversité marine. Toutefois, que des petits poissons; les gros sont probablement tous passés à la poêle.

Me voyez-vous?
Une espèce de grosse limace ; elle est sur un coco
Ici, on présente son combattant aux parieurs
On a assisté à des combats de coq. Spectaculaire et cruel. Le combat se termine par la mort du perdant. La dépouille appartient au gagnant qui, normalement devrait l'apprêter et le servir en repas. Toutefois, cette pratique se perd parce que les fiers combattants sont bourrés de stéroïdes! C'est tout un spectacle réservé exclusivement aux hommes. Les femmes y sont admises mais ne participent pas. Lors de notre visite, Chantal était la seule représentante de la gente féminine.

Un fier combattant avec son non moins fier dresseur

Une jolie éponge

Apres 6 jours à San Antonio, on a repris la route vers Legazpi, la capitale de la province de Bicol qui fait partie de Luzon, la plus grande et la plus peuplée des Philippines. Les locaux l'appellent le continent. La ville est au pied du volcan Mayon qui serait le plus symétrique au monde, on fait ce qu'on peut pour se distinguer... Il ne sera peut-être pas visible parce qu'il pleut comme vache qui pisse!

On est partis de San Antonio à 7h ce matin ; il est 19 h et on est à environ 30 km de notre point de départ. On devait pâtir du quai de Allen mais on a été amenés à un autre port 20km plus loin de notre destination. Raison de sécurité. Le traversier se débattait au bout de ses amarres comme un Mustang au bout d'un lasso! Pas question de le monter, surtout pas avec un autobus de quarante cinq passagers... Il a fallu attendre environ 6 heures l'approbation de la garde côtière pour partir. 

Après 8h sur le bateau, on est arrivés à quelques centaines de mètres du quai de Marnog, notre destination. Décidément, les brises lames ça coûte cher! Il n'y en a pas ici non plus et le bateau ne pourra pas accoster. Recul de 2 km au large et on jette l'ancre en attendant que ça se calme. Après ces 8 heures de ballotage, il y avait des gens couchés partout, du vomis partout, vraiment la totale!!! Il était 1h30 am lorsque nous avons quitté le bateau et 4h du matin quand nous avons pris notre Hotel à Legazpi! 21h pour un trajet de 5 h normalement! 

On va aller voir la place. Le temps est chargé et il y a des averses occasionnelles. On n'a pas encore vu le volcan.

Demain, on entame le dernier mois.

Bye

Aucun commentaire:

Publier un commentaire